Chômage des jeunes de 15 à 24 ans dans l'UE en 2004 (source Eurostat):
Taux de chômage
Proportion de jeunes au chômage
Allemagne
15,1
5,5
Autriche
9,7
5,6
Belgique
19,8
7,5
Chypre
10,6
4,2
Danemark
8,2
5,6
Espagne
22,0
9,6
Estonie
21,0
7,5
Finlande
20,7
10,3
France
22,0
8,1
Grèce
26,9
9,9
Hongrie
14,8
4,3
Irlande
8,3
4,7
Italie
23,6
8,5
Lettonie
19,0
6,8
Lituanie
19,9
5,9
Luxembourg
12,9
4,8
Malte
16,7
9,2
Pays-Bas
8,0
5,7
Pologne
39,5
14,2
Portugal
15,4
6,7
République tchèque
21,1
7,4
Royaume-Uni
12,1
7,6
Slovaquie
32,3
13,0
Slovénie
14,3
6,5
Suède
16,3
8,0
UE à 25
18,6
Le Contrat Première Embauche :
précarité ou opportunité ?
Au regard de toutes les réactions entendues, lues, ou exprimées par tous les organes de gauche à propos du Contrat Première Embauche, je me demande si toutes ces personnes ont été jeune un jour ?
Lorsque l’on sort de l’école, ou de la Fac, les entreprises éprouvent des réticences à embaucher un jeune qui n’a pas d’expérience. D’autant plus que tout le monde sait qu’il faut un mois à un nouveau salarié pour s’acclimater dans l’entreprise. Dès lors, les 3 mois classiques constituant la période d’essais d’un C.D.I. ne permettent par au chef d’entreprise d’évaluer objectivement ce nouveau salarié.
En ouvrant le C.D.I. par une période de 2 ans, pendant laquelle le patron peut mettre fin au contrat, le jeune motivé qui souhaite faire ses preuves et surtout asseoir son insertion dans la vie professionnelle par une première expérience, nécessaire de nos jours pour se « vendre » à une autre entreprise pour progresser professionnellement et socialement, a toutes les chances de s’intégrer dans les meilleures conditions.
Il faut rappeler que ce contrat permet l’accès au LOCAPASS qui offre l’étalement de la caution d’un logement par un organisme collecteur du 1% logement auprès des entreprises de plus de 10 salariés ; les C.P.E. ne peuvent être signés que dans des entreprises de plus de 20 salariés.
Par ailleurs, les banques ont reconnu qu’elles considèreraient le Contrat Première Embauche comme un C.D.I., ce qui ouvre la porte pour un crédit automobile ou pour un logement.
Encore une fois, la gauche ne prends pas en compte tous les jeunes qui bien que diplômés, voir surdiplômés, ne trouvent aucun employeurs à) la sortie de leur cursus. Mais comprend on la position de l’entreprise qui signe un C.D.I. avec un jeune qui n’a jamais fait état de ses capacités dans le monde professionnel ; le pari n’est il pas risqué pour ses chefs d’entreprises qui n’ont que la confiance comme moteur d’embauche ?
Après tout, ne fait-on pas assez confiance aux entrepreneurs pour garder les bons éléments de leur société sans être obligé de les enfermer dans des contraintes qui tiendraient au type de contrat signé ? Pense-t-on sincèrement en France que des patrons de P.M.E. et P.M.I. licencient pour le plaisir de « virer de la main d’œuvre bon marché après l’avoir exploité » ? Si c’est l’opinion générale, alors ne nous offusquons pas des délocalisations puisque notre pays ne reconnaît plus le rôle du chef d’entreprise et son rôle de créateur d’emplois.
Enfin, sous le gouvernement Jospin, aucun syndicat étudiant et aucune organisation de gauche ne s’est alarmée lorsque les emplois jeunes furent créés ! Il est tout de même important de constater que ceux qui en ont bénéficié n’ont pas aujourd’hui continué dans la fonction qu’ils occupaient pendant toute la durée de cet emploi aidé. Combien de jeunes se sont retrouvés sur le « carreau » car les collectivités, ou associations, ou structures, pour les emplois publiques, ne pouvaient assurer la pérennité de ces emplois faute de budget lorsque les aides gouvernementales se sont arrêtées ? Combien de bénéficiaires furent reclassés dans le secteur privé en C.D.I. ?
N’oublions pas que le salaire des emplois jeunes était plafonné, et fixe pendant 5 ans sans évolution possible.
Que sont devenus les emplois jeunes du gouvernement Jospin et leur soi-disante utilité sociale ? Combien de ces contrats précaires, nivelant par le bas la situation des jeunes, se sont transformés en C.D.I. ? Doit-on restreindre les jeunes à travailler dans une administration ou une association ? Combien de ces bénéficiaires sont depuis la fin du contrat en situation d’échec face à l’emploi ?
Le mérite est une valeur de notre République, les plus méritant tirent les fruits de leur travail. Par conséquent, que craindre d’une mesure qui vise à plus de souplesse pour l’entreprise, à donner sa chance à un jeune en attente d’emploi , et surtout à donner des garanties financières et d’avenir à un jeune qui débute dans la vie professionnelle ?
J’engage tout le monde à se faire un peu plus confiance pour résoudre ce qui est la précarité, à savoir le chômage !
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